La définition des scans chez Nation Photo


21 octobre 2016 ‐ Techniques photographiques

Est-ce que ce n’est qu’une histoire de taille ?

On nous demande souvent à quelle définition nous scannons vos négatifs, quelle est la différence entre les différents niveaux de service, est-ce que 30 Mo seront suffisants pour un tirage 20x20 cm, etc...
Voici nos réponses !

Tout d’abord, il est important d’expliquer de quoi nous parlons ici : la numérisation de vos chers négatifs.

Lorsque nous numérisons un négatif, nous ne prenons pas une photo numérique, c’est très différent. D’un côté on a un négatif constitué de millions (milliards ?) de "grains" d’argent qui sont restés tels quels pour le noir et blanc ou bien ont été remplacés par des colorants lors du développement pour les films couleur. De l’autre on a un capteur qui transforme des photons (la lumière) en signal électrique avec de super processeurs bourrés de science et de mathématiques qui vont transformer ça en une image visible sur un écran constitué de pixels.

Vous me direz qu’une fois scanné, mon négatif est lui aussi une suite de 1 et 0 donc... Et bien non, ce n’est pas pareil. D’un côté on a déjà une image tangible que l’on va transformer en information numérique, de l’autre on n’a jamais eu d’image tangible avant d’en faire un fichier. Et la différence est de taille justement quand on parle de taille de fichier par exemple.

C’est un peu technique mais, pour faire simple, lorsqu’on a un fichier numérique issu d’un négatif à partir d’un bon scanner on a besoin de moins de pixels pour obtenir un tirage propre qu’avec un fichier issu d’un appareil numérique. La différence vient justement de cette histoire d’image tangible. Le négatif est doté d’une définition bien supérieure à celle qu’un capteur numérique peut délivrer, c’est un fait indéniable. Il y a beaucoup plus de "grains d’argent" au cm² dans un bon film que de pixels dans un capteur et ce n’est pas prêt de s’inverser...

Pour le tirage sur papier, il est communément admis que l’œil humain ne peut pas séparer plus de 300 points par pouce, qu’il est donc inutile d’imprimer des fichiers avec plus de 300 points (ou pixels) par pouce. Ainsi, un fichier qui ferait 20 cm par 30 cm à une résolution de 300 points par pouce serait parfait pour un tirage en 20x30 cm. C’est vrai, et pourtant, si vous faites le test, il est possible d’imprimer des fichiers de négatifs numérisés avec un bon scanner (j’insiste un peu, mais c’est que ça a un importance capitale) bien au delà de ces considérations, tandis que c’est rarement le cas pour une photo numérique.

Chez Nation Photo, nous avons conçu notre offre en tenant compte de cela pour la numérisation des négatifs, et c’est pourquoi la quantité de pixels du fichier rendu ne fait pas tout.
C’est vrai qu’ailleurs on vante certains scanners pouvant vous délivrer des fichiers énormes avec beaucoup de pixels, des profondeurs de 16 bits par couche, etc... Mais est-ce que ça va vraiment vous donner de meilleures sensations sur l’écran ou sur le papier pour autant ? De longues minutes d’attente pour ouvrir les fichiers en revanche, ça c’est sûr !

Maintenant que vous avez bien suivi la petite démonstration, je vous livre tout de même les tailles en pixels de nos fichiers par format de film et qualité de numérisation, même si vous avez bien compris que ça ne fait pas tout :-)

JPEG - 135.2 ko


Et puisqu’une image vaut mille mots, voici un exemple !

Ci-dessous, une photo de référence. En rouge, la zone où nous allons zoomer :

  • En résolution standard (JPEG / 1908x1272 px)

  • En HD (TIFF / 2816x1840 px)

  • En SuperHD (TIFF / 3987x2600 px)

  • En UltraHD (TIFF / 5187x3392 px)

Allez, on rentre encore plus dans l’image pour bien faire la différence entre la Super HD et la Ultra HD :

  • En SuperHD

  • En UltraHD

CQFD !

(crédit photo : Mikah Manansala)